Quel
Avenir pour la France et l'Europe ?
Cette
troisième vidéo aborde le tournant dans lequel se trouvent la France
et l'Europe. Elle fait suite aux deux premières vidéos — L'Union
européenne contre les peuples d'Europe et L'Europe et la Russie.
Nous
sommes actuellement en route vers l'effondrement.
I. Les faillites de l'Union européenne
Faillite économique
Il
y a une faillite de l'Union européenne du fait de l'échec du
néolibéralisme, un néolibéralisme basé sur la concurrence, la
financiarisation de l'économie, la dérégulation des mouvements de
capitaux, un grand marché qui est devenu une simple zone de
libre-échange.
Cela
a provoqué une désindustrialisation avec des pertes de souveraineté
dans de très nombreux secteurs — en santé, en économie, les
puces pour l'intelligence artificielle et les nouvelles technologies,
etc. — et cela a provoqué également une paupérisation.
Par
ailleurs, il y a une perte de l'éthique économique. On l'a vu avec
la filiale chinoise basée aux Pays-Bas et avec la prise de contrôle
de cette filiale par le gouvernement des Pays-Bas en novembre 2025.
Il est question également du vol des actifs russes et voire même de
démembrer la Russie pour s'accaparer ses richesses.
Faillite géopolitique
On
a intégré en 2004 en particulier la Pologne et les pays baltes,
sachant que dans ces pays il y a d'importantes minorités
russophones, sans que ces pays aient préalablement pacifié leur
relation avec la Russie.
On
a refusé l'élaboration d'une architecture de sécurité en Europe
avec la Russie. L'OTAN s'est étendue aux frontières de la Russie
avec une utilisation cynique de l'Ukraine dans une guerre contre la
Russie, et on a vu la disparition de la diplomatie européenne.
Par
ailleurs, il y a des institutions concurrentes dans la gestion des
conflits. Certaines sont purement européennes comme le Conseil de
l'Europe et l'Union européenne. Et il y a par ailleurs l'OTAN et
l'OSCE avec la présence américaine, sachant que la guerre froide
n'a en réalité jamais disparu malgré la chute du communisme et de
l'URSS en 1991.
Faillite morale et démocratique
On
a vu la disparition de la démocratie avec le traité de Lisbonne qui
était un copier-collé du Traité établissant une constitution pour
l'Europe, qui a été refusé lors du référendum de 2005. Il y a
une tendance centralisatrice au niveau de la Commission européenne.
Faillite de l'expertise scientifique
Il
y a une faillite de l'expertise scientifique, que ce soit en économie
avec la pensée unique du néolibéralisme, en médecine avec
l'émergence d'un biopouvoir comme on a pu le voir pendant la crise
de la COVID-19 et avec la pensée unique des nouvelles
biotechnologies à ARN messager, à l'exclusion des vaccins
classiques à virus tué ou des thérapeutiques utilisées de façon habituelle pour toute pneumopathie infectieuse comme par exemple
l'azithromycine.
Évolution vers une pathocratie
Il
y a une évolution vers une
pathocratie. Une pathocratie est un système
politique où les dirigeants sont animés par une volonté de nuire,
peuvent recourir à une gestion par la peur et voire même à la
guerre, sans aucune considération pour la vie elle-même.
Il
y a d'autant plus de risque d'évoluer vers une pathocratie que la
société civile est soumise et éteinte. Et il y a l'absence de but
et d'objectif hormis la guerre contre la Russie et la volonté d'une
confrontation directe avec la Russie en 2029.
II. La France en naufrage
Il
y a un échec des partis politiques avec l'illusion d'un clivage
gauche-droite qui cache en réalité le véritable clivage entre
globalisme et européisme d'un côté, et souverainisme de l'autre.
On
se rappelle que pour Maastricht en 1992, 49 % ont voté contre, et en
2005, 55 % des Français ont voté contre le traité établissant une
constitution pour l'Europe.
Il
n'y a plus de débat, une propagande médiatique avec l'éviction des forces souverainistes. De même, au niveau de l'élection
présidentielle, les candidats mondialistes sont mis en avant au
détriment des candidats souverainistes, et la politique de la France
est alignée sur celle de l'Union européenne.
De
plus, la perte de souveraineté monétaire a contribué à la
désindustrialisation, à la paupérisation et à l'endettement.
On
avait vu dans la première vidéo que la construction européenne a
déraillé en 1984. L'OTAN aurait dû disparaître en 1991. Une
sécurité commune avec la Russie n'a pas été construite. Le droit
international a été violé par l'OTAN en 1999. Les élargissements
en 2004 se sont faits sans pacification de ces pays avec la Russie.
On a voulu intégrer l'Ukraine alors que ce pays était en conflit
avec la Russie.
Quand
tout va bien, il y a privatisation des gains. Mais en cas de crise
financière, il y a socialisation des pertes comme on l'a vu en 2008.
La Grèce est même passée sous la coupe du Fonds monétaire
international. Il y a donc le déni démocratique avec le traité de
Lisbonne en 2009.
Du
fait du néolibéralisme, les États sont passés sous la coupe des
marchés financiers. Le libre-échange a provoqué une
désindustrialisation. Il y a l'émergence du biopouvoir avec le
refus d'analyser l'importance des effets secondaires des technologies
à ARN messager. L'Ukraine a été instrumentalisée par l'OTAN, et
on veut lutter contre le changement climatique tout en provoquant une
guerre contre la Russie avec tous les dégâts environnementaux que
cela implique.
Depuis
1984, il n'y a aucune autocritique, aucune remise en question. C'est
d'ailleurs une des caractéristiques d'une pathocratie. Et si on
voulait donner une devise à l'Union européenne, ce serait : errare
humanum est, perseverare diabolicum.
III. Vers une mutation et un renouveau
Revenir à la notion de besoins
Il
faudrait déjà revenir à la notion de besoin — les besoins de
tout être humain. On connaît la pyramide de Maslow. On peut aborder
la question de façon un peu différente.
- Les
besoins de base qui touchent à la dignité de la personne
humaine — boire, manger, se vêtir, se loger — et qui touchent à
sa sécurité : avoir un environnement sécure, un besoin de
justice. Tout cela passe par un État protecteur.
- Les
besoins sociaux : le système de santé et éducatif, la
préservation de l'environnement, le besoin de lien et de relation
humaine.
- Les
besoins économiques : les revenus, la production, la
consommation. Les besoins sociaux et économiques peuvent entrer en
concurrence — par exemple, une production peut engendrer des
dégâts environnementaux.
- Les
besoins d'accomplissement : besoin de liberté, besoin de
développer ses dons et ses potentialités, sa créativité. C'est
aussi la capacité à se libérer des peurs, à développer son
ouverture d'esprit et son esprit critique. Et ça peut être
également les besoins spirituels : apprendre à se libérer des
désirs superflus, la maîtrise de soi, développer une éthique de
vie, la quête de sens, la quête de transcendance.
Réformes sur le plan économique
Pour
revenir aux réformes sur un plan économique, il importe de se
libérer du modèle économique néolibéral. Le système néolibéral,
tout comme le système communiste, ne peut pas répondre à la
problématique de l'ensemble des besoins.
- Accorder
autant d'importance et trouver un équilibre entre la dimension
économique et la dimension sociale, sanitaire, environnementale.
- Retrouver
une souveraineté et en particulier une souveraineté monétaire
pour orienter la création monétaire vers les activités
productrices.
- Lutter
contre la corruption, contre l'optimisation et la fraude fiscale,
réguler la circulation des capitaux, taxer la spéculation à court
terme.
- Restaurer
les liens économiques avec la Russie.
Réformes institutionnelles
Actuellement,
un président de la République peut se défausser de ses
responsabilités en changeant régulièrement de Premier ministre. Il
est donc nécessaire de supprimer cette diarchie verticale entre un
Premier ministre et un président de la République, et du fait du
risque du financement occulte lors des élections présidentielles,
il semble préférable de revenir à un régime parlementaire.
La
problématique des besoins pousse à mettre en place une diarchie
horizontale afin de mettre sur le même plan la dimension économique
et la dimension sociale.
L'implication
de la société civile est importante puisque c'est l'antidote à
toute pathocratie. Il faudrait réduire la place des partis politiques
pour donner plus de place à la société civile au sein du pouvoir.
Faire en sorte que le pouvoir judiciaire, les médias et le pouvoir
monétaire ne soient pas contrôlés par le pouvoir exécutif.
Il
est important également que la société civile puisse vérifier la
formulation d'un référendum. On avait vu dans la première vidéo
comment les référendums sur Maastricht ou le Traité établissant
une constitution pour l'Europe étaient des référendums tronqués.
Il
faut également pouvoir s'assurer du respect des règles de
l'expertise scientifique — que ce soit pour le climat, la santé,
l'économie — avec une représentation des différents courants de
pensée.
Le modèle de la double démocratie
On
a donc un exécutif bicéphale avec deux dirigeants tous deux issus
de la majorité de leurs chambres respectives et chacun ayant ses
domaines de compétences.
Au
niveau de la société civile, les citoyens devraient tout d'abord
s'impliquer localement au niveau des communes dans des assemblées
citoyennes afin de participer à la vie de la cité, et les citoyens
devraient être sollicités plus souvent par référendum.
Une
nouvelle chambre — la chambre de la société civile — serait
constituée du comité économique, social et environnemental, du
Sénat et d'un comité d'éthique.
- Le comité
économique, social et environnemental serait constitué de
représentants des salariés, des entreprises, des agriculteurs, des
indépendants, des artisans et des professions libérales.
- Le Sénat
représenterait les territoires.
Cette
chambre de la société civile contrôlerait trois pouvoirs : la
recherche, les médias, la monnaie et la banque centrale, et la
justice, le plan dans une vision à long terme.
Le
comité d'éthique aurait en particulier pour rôle de s'assurer de
la qualité et de l'impartialité de l'information, de vérifier le
bon respect des règles de l'expertise scientifique quel que soit le
domaine, de s'assurer que la création monétaire soit bien orientée
vers des activités productrices non polluantes et non pas pour
financer un déficit budgétaire, de s'assurer de la bonne
formulation des référendums, et s'assurer enfin que la politique
étrangère respecte les accords d'Helsinki, la Charte de Paris et la
Charte des Nations Unies.
En
2018, on avait envisagé une réduction du nombre de parlementaires
et de sénateurs. Suivant cette proposition, nous aurions 217 députés
dans chacun des deux parlements et 260 sénateurs qui seraient élus
ou tirés au sort parmi les conseillers régionaux et départementaux.
Concernant
les membres du conseil économique, social et environnemental, ils
devraient également être élus ou tirés au sort, et non pas nommés
comme c'est le cas actuellement.
Cette
diminution de 25 % du nombre de députés et de sénateurs est
cohérente avec la diminution du rôle des partis et le nouveau rôle
accordé à la Chambre de la société civile.
L'action
politique devra donc s'appuyer sur un consensus entre les deux parlements et la Chambre de la société civile.
IV. Au niveau européen
Il
faut bloquer l'actuelle Union européenne dans l'optique de sa
disparition. Et si l'on veut fonder une nouvelle Europe, il faut
avant tout commencer par définir quelle est l'identité de l'Europe
et définir les objectifs d'une nouvelle Europe, afin en particulier
de :
- Préserver
un modèle social, les acquis sociaux, la promotion de la santé,
les conditions de travail, la préservation de l'environnement, et
s'adapter à l'évolution du monde et à la multipolarité.
- Respecter la
diversité des cultures et des identités nationales.
- Favoriser la
coopération économique entre pays membres à travers un modèle
coopératif peu centralisé, trouver un juste équilibre entre
protectionnisme et libre-échange.
- Assurer la
paix et la sécurité et aider au règlement pacifique des tensions
à l'intérieur de l'Europe — par exemple entre la Serbie, la
Croatie, l'Albanie et le Kosovo ; entre la Pologne et la Hongrie ; entre
l'Allemagne et la Pologne.
- Créer un
espace de sécurité commune avec les voisins proches — en
l'occurrence la Russie et la Turquie — en développant le
dialogue, la confiance, le respect, la diplomatie et les liens
économiques.
Le
règlement pacifique des conflits concerne en particulier Chypre
entre la Grèce et la Turquie, le Royaume-Uni et la Russie, la
Roumanie et la Russie à travers la Moldavie et la Transnistrie, les Pays Baltes et la Russie — on sait qu'il y a d'importantes
minorités russes en Estonie et en Lettonie — et il y a par
ailleurs le problème de Kaliningrad, entre l'Ukraine et la Russie
bien sûr.
L'Europe
— une nouvelle Europe — devrait développer une défense autonome
avec disparition de l'OTAN, et la pacification des relations entre
les États-Unis et la Russie se ferait dans le cadre de l'OSCE.
V. Urgences et perspectives
Actuellement,
on a un système pathocratique. La militarisation de l'Union
européenne va engendrer la fin du modèle social européen. Il y a
même une guerre contre la Russie qui est prévue pour 2029, avec
bien sûr comme conséquence la destruction de l'environnement. Les
médias sont dans une propagande permanente avec une gestion par la
peur et une pensée unique. Et enfin, on a eu l'émergence d'un
biopouvoir.
À
l'encontre du système actuel, il y a une urgence démocratique.
L'économie doit être mise au service des besoins des populations.
On doit assurer la paix et la sécurité et donc créer un espace de
sécurité commune. L'environnement doit être préservé. On a
besoin de débat, d'une société civile active, et non pas d'une
pensée unique mais d'une pensée complexe.
Il
faut développer non pas une industrie de la maladie mais la
promotion de la santé en agissant au niveau des déterminants de la
santé.
Déterminants de la santé relevant du pouvoir
public
- La qualité
et l'accessibilité du système de santé, le développement d'une
médecine intégrative.
- La liberté
d'information et d'expression.
- Bénéficier
d'un écosystème sain, d'un modèle agricole sain.
- Être en
sécurité et en paix, avoir un système économique et social
favorable et performant.
- Le degré de
démocratie avec une participation des citoyens aux décisions,
lutter contre la corruption, le respect des droits individuels, la
justice sociale.
Déterminants relevant d'une action individuelle
- Les
comportements individuels et les habitudes de vie.
- La qualité
des relations familiales, le réseau social et amical.
- La capacité
de s'adapter aux difficultés, le travail sur son propre esprit pour
une bonne santé mentale.
- Ceci
implique donc la participation de tout un chacun à la prise en
compte de ses propres besoins.
Conclusion
Il
y a donc une urgence pour retrouver un exercice sain du pouvoir : se
baser sur une approche éthique, réinventer le système
démocratique, retrouver notre souveraineté nationale, définir des
objectifs dans une vision à long terme, développer une coopération
entre pays européens, et ce avec des relations apaisées tant avec
la Russie qu'avec la Turquie.