Cette
troisième vidéo aborde le tournant dans lequel se trouvent la France
et l'Europe. Elle fait suite aux deux premières vidéos -- L'Union
européenne contre les peuples d'Europe et L'Europe et la Russie.
Nous
sommes actuellement en route vers l'effondrement.
Il
y a une faillite de l'Union européenne du fait de l'échec du
néolibéralisme, un néolibéralisme basé sur la concurrence, la
financiarisation de l'économie, la dérégulation des mouvements de
capitaux, un grand marché qui est devenu une simple zone de
libre-échange.
Cela
a provoqué une désindustrialisation avec des pertes de souveraineté
dans de très nombreux secteurs -- en santé, en économie, les
puces pour l'intelligence artificielle et les nouvelles technologies,
etc. -- et cela a provoqué également une paupérisation.
Par
ailleurs, il y a une perte de l'éthique économique. On l'a vu avec
la filiale chinoise basée aux Pays-Bas et avec la prise de contrôle
de cette filiale par le gouvernement des Pays-Bas fin septembre 2025 (prise de contrôle suspendue dès le 19 novembre 2025, en geste de bonne volonté envers la Chine).
Il est question également du vol des actifs russes et voire même de
démembrer la Russie pour s'accaparer ses richesses.
On
a intégré en 2004 en particulier la Pologne et les pays baltes,
sachant que dans ces pays il y a d'importantes minorités
russophones, sans que ces pays aient préalablement pacifié leur
relation avec la Russie.
On
a refusé l'élaboration d'une architecture de sécurité en Europe
avec la Russie. L'OTAN s'est étendue aux frontières de la Russie
avec une utilisation cynique de l'Ukraine dans une guerre contre la
Russie, et on a vu la disparition de la diplomatie européenne.
Par
ailleurs, il y a des institutions concurrentes dans la gestion des
conflits. Certaines sont purement européennes comme le Conseil de
l'Europe et l'Union européenne. Et il y a par ailleurs l'OTAN et
l'OSCE avec la présence américaine, sachant que la guerre froide
n'a en réalité jamais disparu malgré la chute du communisme et de
l'URSS en 1991.
On a vu la disparition de la démocratie avec le traité de Lisbonne qui était un copier-collé du Traité établissant une constitution pour l'Europe, qui a été refusé lors du référendum de 2005. Il y a une tendance centralisatrice au niveau de la Commission européenne.
Il y a une faillite de l'expertise scientifique, que ce soit en économie avec la pensée unique du néolibéralisme, en médecine avec l'émergence d'un biopouvoir comme on a pu le voir pendant la crise de la COVID-19 et avec la pensée unique des nouvelles biotechnologies à ARN messager, à l'exclusion des vaccins classiques à virus tué ou des thérapeutiques utilisées de façon habituelle pour toute pneumopathie infectieuse comme par exemple l'azithromycine.
Il
y a une évolution vers une pathocratie. Une pathocratie est un système
politique où les dirigeants sont animés par une volonté de nuire,
peuvent recourir à une gestion par la peur et voire même à la
guerre, sans aucune considération pour la vie elle-même.
Il
y a d'autant plus de risque d'évoluer vers une pathocratie que la
société civile est soumise et éteinte. Et il y a l'absence de but
et d'objectif hormis la guerre contre la Russie et la volonté d'une
confrontation directe avec la Russie en 2029.
L'échéance de 2029 revient comme un leitmotiv dans les discours occidentaux sur la menace russe -- reprise par le renseignement et l'état-major allemands (général Breuer, juin 2025 ; BND, octobre 2025), ainsi que par la Revue nationale stratégique française de 2025. Mais l'hypothèse d'une intention russe belliqueuse n'est pas un consensus : le commandant suprême de l'OTAN en Europe, le général Grynkewich, déclarait en juin 2026 ne constater aucun signe en ce sens. Il faut alors se demander de quel côté se trouve, en réalité, la disposition à l'affrontement : un autre général de l'OTAN, Christopher Donahue, évoquait publiquement dès juillet 2025 la possibilité de détruire l'exclave russe de Kaliningrad -- une déclaration qui révèle une disposition offensive du côté occidental, et non une réponse à une menace russe avérée. Une autre hypothèse mérite d'être posée : cette échéance pourrait relever moins d'une évaluation sincère de la menace que d'une fabrication d'ennemi au service d'intentions sous-jacentes -- qu'il s'agisse de justifier un keynésianisme militaire (le réarmement comme relance économique déguisée, face au risque d'un effondrement économique plutôt que d'une simple crise structurelle) ou d'accélérer, sous couvert d'urgence sécuritaire, une fédéralisation de l'Europe menée à marche forcée plutôt que par un authentique débat démocratique. À cette question de savoir qui, de la Russie ou de l'Occident, nourrirait de véritables intentions belliqueuses, un élément de réponse se trouve peut-être déjà dans le présent plutôt que dans l'hypothétique 2029. Les armes occidentales à longue portée (ATACMS américains, Storm Shadow/SCALP franco-britanniques, Taurus allemands) ont servi à frapper directement le territoire russe et la Crimée -- le port de Sébastopol en septembre 2023, celui de Féodosia en décembre de la même année. Or, selon la doctrine officielle russe elle-même, cette assistance militaire occidentale -- armement, mais aussi renseignement et assistance au ciblage -- qualifie déjà l'Occident de cobelligérant, une qualification qui, dans cette même doctrine, pourrait justifier des représailles. Autrement dit, la question initiale se retourne : plutôt que de se demander si l'Occident se prépare à affronter la Russie à l'horizon 2029, il faudrait peut-être constater que, aux yeux mêmes de Moscou, cet affrontement est déjà engagé -- sous une forme larvée, non déclarée, mais bien réelle. La question des motivations mérite aussi d'être posée sous l'angle des ressources. Une guerre de la Russie contre l'Europe peinerait à se justifier par un intérêt matériel : l'Europe ne possède quasiment aucune ressource énergétique propre, à la différence de la Russie qui en dispose en abondance. À l'inverse, l'Europe a perdu, depuis 2022, l'accès à une énergie russe abondante et bon marché acheminée par gazoduc -- une rupture coûteuse, qui a pesé sur sa compétitivité et forcé une diversification vers des fournisseurs plus onéreux. Il n'est pas interdit de se demander si cette perte ne pourrait pas, à terme, constituer une motivation économique propre à l'Europe plutôt qu'à la Russie -- une question qui reste ouverte, sans qu'aucune source ne l'établisse à ce jour, mais qui mérite d'être posée au même titre que les autres hypothèses avancées ici.
Il
y a un échec des partis politiques avec l'illusion d'un clivage
gauche-droite qui cache en réalité le véritable clivage entre
globalisme et européisme d'un côté, et souverainisme de l'autre.
On
se rappelle que pour Maastricht en 1992, 49 % ont voté contre, et en
2005, 55 % des Français ont voté contre le traité établissant une
constitution pour l'Europe.
Il
n'y a plus de débat, une propagande médiatique avec l'éviction des forces souverainistes. De même, au niveau de l'élection
présidentielle, les candidats mondialistes sont mis en avant au
détriment des candidats souverainistes, et la politique de la France
est alignée sur celle de l'Union européenne.
De
plus, la perte de souveraineté monétaire a contribué à la
désindustrialisation, à la paupérisation et à l'endettement.
On
avait vu dans la première vidéo que la construction européenne a
déraillé en 1984. L'OTAN aurait dû disparaître en 1991. Une
sécurité commune avec la Russie n'a pas été construite. Le droit
international a été violé par l'OTAN en 1999. Les élargissements
en 2004 se sont faits sans pacification de ces pays avec la Russie.
On a voulu intégrer l'Ukraine alors que ce pays était en conflit
avec la Russie.
Quand
tout va bien, il y a privatisation des gains. Mais en cas de crise
financière, il y a socialisation des pertes comme on l'a vu en 2008.
La Grèce est même passée sous la coupe du Fonds monétaire
international. Il y a donc le déni démocratique avec le traité de
Lisbonne en 2009.
Du
fait du néolibéralisme, les États sont passés sous la coupe des
marchés financiers. Le libre-échange a provoqué une
désindustrialisation. Il y a l'émergence du biopouvoir avec le
refus d'analyser l'importance des effets secondaires des technologies
à ARN messager. L'Ukraine a été instrumentalisée par l'OTAN, et
on veut lutter contre le changement climatique tout en provoquant une
guerre contre la Russie avec tous les dégâts environnementaux que
cela implique.
Depuis
1984, il n'y a aucune autocritique, aucune remise en question. C'est
d'ailleurs une des caractéristiques d'une pathocratie. Et si on
voulait donner une devise à l'Union européenne, ce serait : errare
humanum est, perseverare diabolicum.
Il faudrait déjà revenir à la notion de besoin -- les besoins de tout être humain. On connaît la pyramide de Maslow. On peut aborder la question de façon un peu différente.
Pour revenir aux réformes sur un plan économique, il importe de se libérer du modèle économique néolibéral. Le système néolibéral, tout comme le système communiste, ne peut pas répondre à la problématique de l'ensemble des besoins.
Actuellement,
un président de la République peut se défausser de ses
responsabilités en changeant régulièrement de Premier ministre. Il
est donc nécessaire de supprimer cette diarchie verticale entre un
Premier ministre et un président de la République, et du fait du
risque du financement occulte lors des élections présidentielles,
il semble préférable de revenir à un régime parlementaire.
La
problématique des besoins pousse à mettre en place une diarchie
horizontale afin de mettre sur le même plan la dimension économique
et la dimension sociale.
L'implication
de la société civile est importante puisque c'est l'antidote à
toute pathocratie. Il faudrait réduire la place des partis politiques
pour donner plus de place à la société civile au sein du pouvoir.
Faire en sorte que le pouvoir judiciaire, les médias et le pouvoir
monétaire ne soient pas contrôlés par le pouvoir exécutif.
Il
est important également que la société civile puisse vérifier la
formulation d'un référendum. On avait vu dans la première vidéo
comment les référendums sur Maastricht ou le Traité établissant
une constitution pour l'Europe étaient des référendums tronqués.
Il
faut également pouvoir s'assurer du respect des règles de
l'expertise scientifique -- que ce soit pour le climat, la santé,
l'économie -- avec une représentation des différents courants de
pensée.
On
a donc un exécutif bicéphale avec deux dirigeants tous deux issus
de la majorité de leurs chambres respectives et chacun ayant ses
domaines de compétences.
Au
niveau de la société civile, les citoyens devraient tout d'abord
s'impliquer localement au niveau des communes dans des assemblées
citoyennes afin de participer à la vie de la cité, et les citoyens
devraient être sollicités plus souvent par référendum.
Une
nouvelle chambre -- la chambre de la société civile -- serait
constituée du comité économique, social et environnemental, du
Sénat et d'un comité d'éthique.
Cette
chambre de la société civile contrôlerait trois pouvoirs : la
recherche, les médias, la monnaie et la banque centrale, et la
justice, le plan dans une vision à long terme.
Le
comité d'éthique aurait en particulier pour rôle de s'assurer de
la qualité et de l'impartialité de l'information, de vérifier le
bon respect des règles de l'expertise scientifique quel que soit le
domaine, de s'assurer que la création monétaire soit bien orientée
vers des activités productrices non polluantes et non pas pour
financer un déficit budgétaire, de s'assurer de la bonne
formulation des référendums, et s'assurer enfin que la politique
étrangère respecte les accords d'Helsinki, la Charte de Paris et la
Charte des Nations Unies.
En
2018, on avait envisagé une réduction du nombre de parlementaires
et de sénateurs. Suivant cette proposition, nous aurions 217 députés
dans chacun des deux parlements et 260 sénateurs qui seraient élus
ou tirés au sort parmi les conseillers régionaux et départementaux.
Concernant
les membres du conseil économique, social et environnemental, ils
devraient également être élus ou tirés au sort, et non pas nommés
comme c'est le cas actuellement.
Cette
diminution de 25 % du nombre de députés et de sénateurs est
cohérente avec la diminution du rôle des partis et le nouveau rôle
accordé à la Chambre de la société civile.
L'action
politique devra donc s'appuyer sur un consensus entre les deux parlements et la Chambre de la société civile.
Il faut bloquer l'actuelle Union européenne dans l'optique de sa disparition. Et si l'on veut fonder une nouvelle Europe, il faut avant tout commencer par définir quelle est l'identité de l'Europe et définir les objectifs d'une nouvelle Europe, afin en particulier de :
Le
règlement pacifique des conflits concerne en particulier Chypre
entre la Grèce et la Turquie, le Royaume-Uni et la Russie, la
Roumanie et la Russie à travers la Moldavie et la Transnistrie, les Pays Baltes et la Russie -- on sait qu'il y a d'importantes
minorités russes en Estonie et en Lettonie -- et il y a par
ailleurs le problème de Kaliningrad, entre l'Ukraine et la Russie
bien sûr.
L'Europe
-- une nouvelle Europe -- devrait développer une défense autonome
avec disparition de l'OTAN, et la pacification des relations entre
les États-Unis et la Russie se ferait dans le cadre de l'OSCE.
Actuellement,
on a un système pathocratique. La militarisation de l'Union
européenne va engendrer la fin du modèle social européen. Les
médias sont dans une propagande permanente avec une gestion par la
peur et une pensée unique. Et enfin, on a eu l'émergence d'un
biopouvoir.
À
l'encontre du système actuel, il y a une urgence démocratique.
L'économie doit être mise au service des besoins des populations.
On doit assurer la paix et la sécurité et donc créer un espace de
sécurité commune. L'environnement doit être préservé. On a
besoin de débat, d'une société civile active, et non pas d'une
pensée unique mais d'une pensée complexe.
Il
faut développer non pas une industrie de la maladie mais la
promotion de la santé en agissant au niveau des déterminants de la
santé.
Il
y a donc une urgence pour retrouver un exercice sain du pouvoir : se
baser sur une approche éthique, réinventer le système
démocratique, retrouver notre souveraineté nationale, définir des
objectifs dans une vision à long terme, développer une coopération
entre pays européens, et ce avec des relations apaisées tant avec
la Russie qu'avec la Turquie.