QUEL BILAN POUR LA FRANCE ?
Nous sommes en France dans une crise totale : politique,
démocratique (avec la disparition des contre-pouvoirs), morale, écologique, migratoire, économique,
financière, sociale (la pauvreté atteint un niveau record en 2025)
avec une accélération du processus de
dégradation depuis les gilets jaunes, puis la crise de la Covid 19
et la guerre en Ukraine
(une guerre par procuration menée par l'OTAN contre la Russie, comme
l'ont reconnu des dirigeants américains). On a assisté à des mensonges (« tous vaccinés, tous protégés » ou encore « les vaccins sont sûrs et efficaces à 95 % »), à
une disparition du débat contradictoire lors de la
crise de la Covid 19 (« il faut mener une guerre contre un dangereux virus censé provoquer 300.000 à 500.000 morts, seule la vaccination de l'ensemble de la population pourra nous
sauver, il n'y pas de discussion possible avec ceux qui ne
suivent pas le discours officiel, ce sont de dangereux complotistes ») et
à une propagande pour une solution unique, les
vaccins à ARNm. De façon similaire, la France s'est engagée dans une voie unique
avec une propagande de guerre contre la Russie
(« la Russie est la seule responsable de la guerre en Ukraine, il n'y a
pas de discussion possible avec Poutine, ce dernier veut envahir l'Europe, la Russie n'adhère pas à
nos valeurs sociales et économiques, elle représente l'axe du mal »).
Il existe pourtant une menace bien réelle, c'est la visée politique de
l'intégrisme islamique. Cette menace est ignorée sur le territoire
européen, seuls deux pays ont interdit le mouvement des frères
musulmans : l'Autriche en 2021, et la Russie en 2003. Même la
Commission européenne finance des entités en lien avec les frères
musulsans et l'Islam radical. Tout comme les Etats-Unis ont souvent soutenu des mouvements islamistes.
Si nous étions en démocratie, nous aurions eu un débat démocratique concernant différentes
questions :
- la
complexité d'un pays, l'Ukraine, profondément divisée entre
Occident et Russie (ce qui n'est pas sans rappeler la question
Yougoslave avec la guerre entre la Croatie et la Serbie), avec de
surcroit la présence dans la partie occidentale de l'Ukraine de
factions ultra
nationalistes d'extrême-droite historiquement opposées à la Russie,
- une solution diplomatique pour mettre fin à la guerre (d'après la Turquie
et Israël,
certains pays membres de l'OTAN, dont les Etats-Unis, voulaient que la
guerre en Ukraine continue), avec une médiation neutre comme celle
menée en Turquie qui aurait pu aboutir à un accord de paix en avril
2022 (la France et l'Allemagne ne pouvaient pas tenir ce rôle de
médiation du fait de leur position au sujet des accords de Minsk, pas
plus que le
Royaume-Uni en raison des liens avec les services secrets, ni les Etats-Unis), par l'application des accords de Minsk ou encore l'acceptation de la formule Steinmeier qui prévoyait d'apaiser les conflits dans le Donbass en donnant une large autonomie aux régions russophones,
- le soutien militaire à la partie occidentale de l'Ukraine, par la fourniture d'armement, l'importante implication des agences de renseignement américaines (la CIA) depuis 2014, la formation de soldats ukrainiens ou la présence de combattants français,
- quelles sont les responsabilités
entre celle de la Russie qui apparait au premier plan avec l'invasion
en Ukraine si l'on pense que tout commence en 2022, celle des Etats-Unis (comme le dit depuis 2015 le professeur américain de géopolitique John Mearsheimer) avec les provocations américaines, la politique
agressive de l'OTAN depuis 1999 avec la guerre en Serbie et son extension, celle de l'Union européenne avec les erreurs de Bruxelles
dans les négociations avec l'Ukraine en 2013 (l'Ukraine s'est retrouvée
écartelée entre développer des liens économiques avec la
Russie, ou avec l'Union européenne), une Union européenne qui a
toujours ignoré les demandes (1996 à 1998) puis les avertissements de
la Russie (2007), l'inaction de la France et de l'Allemagne pour
n'avoir
pas su éviter une nouvelle guerre prévisible après celle en Yougoslavie, le manque d'autonomie de l'Europe face aux Etats-Unis, celle de l'Ukraine avec le néofacisme ukrainien
et les pressions de l'extrême droite
pour que Zelensky renonce à un plan de paix avec la Russie, et enfin
l'absence de volonté politique pour réformer l'ONU, promouvoir le droit
international et la prévention des conflits ?
- quelles sont les motivations de la
Russie : veut-elle envahir et s'emparer de la totalité de l'Ukraine
(alors que les populations de l'ouest de l'Ukraine sont hostiles à la
Russie),
veut-elle reconstruire une
logique impériale et coloniale (alors que la Russie a déjà du mal à
peupler l'immensité de son territoire), voire envahir l'Europe (mais
les
forces de l'OTAN sont bien supérieures à celles de la Russie), ou bien,
plus sérieusement,
veut-elle avant tout protéger
les populations russophones de la partie orientale de l'Ukraine, une
région bombardée par le gouvernement de Kiev depuis 2014, et surtout assurer sa
sécurité (ne pas être menacée par la présence proche de missiles pointés sur son territoire) ?
-
la genèse d'un conflit prévisible depuis le gel des relations entre la Russie et l'OTAN
le 24 mars 1999 suite aux attaques militaires aériennes lancées par
l'OTAN au Kosovo, le retrait en 2002 des Etats-Unis du
traité ABM interdisant les missiles anti-balistiques,
l'expédition américano-britannique en Irak en 2003
(sur le motif fallacieux d'armes de destruction massive), le
renforcement de la coopération entre l'OTAN et l'Ukraine en 2005 puis en 2008 suite à la Charte de partenariat spécifique entre l'OTAN et l'Ukraine de 1997, et au plan d'action OTAN - Ukraine de 2002, la dénonciation de l'encerclement de la Russie par l'OTAN (à comparer à la crise de Cuba en 1962 où les Etats-Unis n'ont pas toléré la présence de missiles soviétiques pointés sur le territoire américain) lors du
discours de V. Poutine à Munich en 2007, le
partenariat stratégique de 2008 entre les Etats-Unis et l'Ukraine, pour aboutir à la déstabilisation de l'Ukraine lors de la révolution de Maidan (avec l'intervention des Etats-Unis), au début du conflit contre la Russie en 2014 selon les propos du secrétaire général de l'OTAN, et les prévisions en 2019 d'une guerre contre la Russie en 2021/2022 par un propre conseiller du président Ukrainien
- le
partenariat oriental
de l'Union européenne de 2008 et l'opportunité d'intégrer, ou non,
l'Ukraine à l'Union européenne étant donné les problèmes de corruption, d'abus de pouvoir de haut niveau qui profite à une oligarchie et cause des préjudices graves et de grande ampleur aux individus et à la société (voir aussi les Pandora Papers), d'un long passé de trafic d'armes, de la traite des êtres humains, du rôle des partis d'extrême-droite (minoritaires mais bien utiles pour attiser un sentiment russophobe) dans
la révolution de 2014 à l'origine de la réactivation d'un conflit armé
avec les régions russophones du fait du sentiment anti-russe de ces
partis d'extrême-droite, du doute exprimé en 2010 par le Parlement européen
sur la compatibilité de l'Ukraine avec les valeurs européennes (ce qui
n'a pas empêché une rencontre en 2014 entre la Haute représentante
de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique
de sécurité, et le parti ukrainien d'extrême-droite), de l'inauguration
en 2016 d'une avenue Bandera, de l'année 2019 proclamée « Année de Bandera », de l'inquiétude du G7
en 2019 à propos de la violence des groupes nationalistes
d'extrême-droite dans la société et les élections ukrainiennes, de la réaction polonaise à propos du 114ème anniversaire de la naissance de Bandera, ou encore la présence de symboles nazis sur la ligne de front, comme le révèle aussi des journaux français, des néonazis ukrainiens entrainés par l'armée française dans la Creuse, ou encore le rapatriement en juin 2026 d'un dirigeant nationaliste ukrainien qui a collaboré avec l'Allemagne nazie et participé à la Shoah.