La crise de la Covid 19 

 

La gestion de la crise de la Covid 19 a révélé de multiples problématiques, que l'on peut retrouver dans 5 rapports (celui de l'Assemblée Nationale, du Sénat, de la Mission indépendante, des collectifs citoyens, et de la Cour des comptes) :

- la disparition des règles de l'expertise sanitaire et du principe du contradictoire, avec les conflits d'intérêt, de type financiers ou de type école de pensée, au sein du conseil scientifique. On a au contraire disqualifié les partisans d'une approche alternative de la maladie en les traitant de complotistes  (on retrouve ici la dichotomie entre le bien et le mal) ou d'antivax. Cette attaque inédite contre un principe fondamental de la science a été dénonçée tant par des médecins (comme par exemple ce collectif de professionnels de santé) que par des associations de citoyens qui ont tenté d'informer, en vain, l'ensemble des parlementaires. La pensée unique (sur le plan économique) s'accompagne à présent d'une pensée unique sur le plan médical (il n'y a point de salut en dehors de la vaccination). Dans la crise de la Covid 19, la science a été remplacée par des dogmes. Du fait de la disparition du débat contradictoire, l'espace médiatique s'est emparé de l'affaire sur la base de la loi de l'opinion de la majorité. La disparition du débat contradictoire sonne le glas de la démocratie (on notera qu'une esquisse de débat contradictoire a eu lieu au sein de l'OPECST au printemps 2022, il faut cependant lire le rapport d'étape du 9 juin 2022 avec un oeil critique). 

- l'ampleur des pratiques frauduleuses : affaire du Lancet, études frauduleuses, attaques contre le repositionnement de molécules anciennes, modélisations fausses, confinements imposés sans la moindre preuve scientifique, avec des conséquences sanitaires, sociales et économiques (dette, inflation du fait de l'importance de la création monétaire) dévastatrices, annonce d'un taux d'efficacité des vaccins qui ne correspond pas à la réalité, avec une industrie pharmaceutique qui est devenue « hors de tout contrôle » et « qui vend des mensonges sur les médicaments ». Un scandale de plus qui s'ajoute à la longue liste des scandales sanitaires (affaires de l'amiante, du sang contaminé, de la vache folle, de l'hormone de croissance, de la Thalidomide, du Mediator, de la Depakine, du Vioxx, du Celebrex, du Levothyrox, du Distilbène...), des condamnations régulières des laboratoires pharmaceutiques, des défaillances des agences de régulation des médicaments, et des scandales qui touchent même l'OMS (influence du cabinet McKinsey, influence des laboratoires pharmaceutiques, affaire du Cholera en Haïti). Rappelons qu'un vaccin doit empêcher de contracter la maladie et de transmettre l'infection. C'est par exemple le cas du vaccin contre la fièvre jaune : une seule injection confère une protection d'au moins dix ans et une immunité stérilisante. Mais ce n'est pas le cas des vaccins contre la Covid 19. De même, le vaccin contre la tuberculose ne permet pas de prévenir la primo-infection, n'empêche pas la réactivation d'une infection pulmonaire latente, et il n'a pas d'impact sur la circulation du bacille tuberculeux (raisons qui ont justifié la suppression de l'obligation vaccinale pour les professionnels de santé). Tout comme les vaccins à ARNm contre la Covid 19 sont susceptibles de provoquer des effets secondaires graves (24% des effets secondaires signalés sont graves, c'est-à-dire pouvant conduire à une hospitalisation, entrainer des séquelles ou provoquer un décès), dans le passé, d'autres vaccins ont provoqué des effets secondaires graves comme la narcolepsie suite au vaccin contre le virus H1N1 en 2010, ou encore des décès suite au vaccin contre la grippe porcine H1N1 en 1976. D'autres vaccins peuvent aggraver les signes cliniques au moment de l'infection comme à l'époque le vaccin contre le virus syncythial ou plus récemment le vaccin contre la dengue. Comme l'indique Le Figaro, « la pandémie a fait oublier les règles anciennes en matière de virologie, quand un vaccin devait répondre, avant qu'il ne soit administré à toute la population, à des critères beaucoup plus rigoureux ». De plus, le virus de la Covid 19 mute beaucoup trop rapidement pour permettre aux laboratoires pharmaceutiques de proposer un vaccin qui soit adapté aux nouvelles souches. Dans un article de février 2021, le Pr Delfraissy et quelques autres membres du Comité scientifique écrivaient que les vaccins actuels pouvaient ne pas être efficaces contre certains variants, et que la vaccination de masse risquait de provoquer la multiplication de variants plus contagieux : « La fin tant attendue de cette crise sanitaire mondiale pourrait bien être continuellement repoussée puisque de nouveaux variants émergent ».  Enfin, il faut rappeler que les vaccins contre la Covid 19 sont des injections géniques à ARNm en phase 3 d'essai clinique jusqu'à mi 2023, le temps de mieux connaitre la balance bénéfices / risques (les résultats d'une étude d'août 2022 font craindre que les vaccins à ARNm soient associés à plus de dommages que ceux initialement estimés au moment de l'autorisation de mise sur le marché conditionnelle, et que l'excès de risque d'effets secondaires graves soit supérieur à la réduction des hospitalisations liées au Covid 19, et ce plus particulièrement pour les moins de 30 ans). Et contrairement aux vaccins classiques qui délivrent ponctuellement une dose fixe d'une substance stable (antigène ou anatoxine), ces injections géniques d'ARNm sont régulièrement répétées, elles présentent le risque d'être potentiellement instables (ARN tronqué), et elles forcent le corps à produire un antigène, dans une quantité aléatoire, et sur une durée inconnue. Il est impossible de connaître la quantité et la qualité du produit pharmacologique actif, ainsi que sa distribution dans l'organisme

- une gestion de la crise par la peur pour manipuler les foules (imposer une solution unique avec des injections géniques à ARNm), au lieu d'établir de la confiance et de la transparence (qui sont des composantes primordiales et indispensables à tous les niveaux du système de santé) avec en particulier un renforcement de la pharmacovigilance (mais aussi des données du SAMU). Malheureusement, comme le reconnait le rapport de l'OPECST : « l'incitation à la vaccination a laissé peu de place à la communication sur les effets indésirables » .... « Une communication transparente et complète sur l'existence d'effets indésirables, une action vigoureuse pour encourager les professionnels de santé à déclarer des événements indésirables mais aussi un soutien adapté au système de pharmacovigilance dans son ensemble sont nécessaires pour garantir les conditions de la confiance des citoyens dans la capacité des autorités sanitaires à assurer leur sécurité »

- la violation de la déclaration d'Helsinki et de la Convention d'Oviedo avec l'extorsion du consentement pour un vaccin en phase 3 d'essai clinique jusqu'en 2023, et la volonté d'une généralisation de la vaccination à l'ensemble de la population au lieu de cibler les tranches d'âge et les populations à risque

- la disparition d'un fonctionnement démocratique, avec l'opacité des décisions prises en secret dans un conseil de défense sanitaire,  l'opacité des contrats (cela avait déjà été le cas lors de la crise sanitaire H1N1 de 2009), l'absence de déclaration des liens d'intérêts, l'interférence de cabinets privés tels que McKinsey qui a subi de multiples condamnations, et la disparition de la démocratie sanitaire

- la dégradation du système de santé français (et donc une atteinte majeure aux besoins de la population) avec l'atteinte à l'indépendance professionnelle des médecins (perte de liberté de prescrire et de communiquer), l'augmentation inquiétante des déserts médicaux, la pénurie de soignants, le délabrement des hôpitaux, en conséquence de la financiarisation des services de santé

- la déshumanisation de nos sociétés : perte de liberté avec des confinements non seulement inefficaces, mais qui de plus ont provoqué d'autres problématiques ainsi que des morts (arrêt des soins pour les autres pathologies, diminution de la prise en charge des cardiopathies ischémiques et des accidents vasculaires cérébraux, hospitalisations trop tardives, augmentation des violences conjugales et de la maltraitance envers les enfants), dissolution des liens familiaux et sociaux,  multiples décès dans les EHPAD de personnes âgées du fait d'un sous équipement, d'une sous médicalisation, par syndrome de glissement  du fait d'un manque d'humanité, de négligence dans les soins de base et d'obstacles dans l'accès aux traitements d'urgence (lors de la première vague, la moitié des personnes décédées vivaient en EHPAD), répercussions majeures sur les jeunes alors qu'il s'agit d'une population très peu touchée par les formes graves de la maladie (la hausse de mortalité a concerné essentiellement les personnes de plus de 65 ans, les personnes de 80 ans et plus représentaient 60% des décès), évolution vers une société de contrôle

La désorganisation du système de santé et des EHPAD, un pays qui n'était plus préparé à la survenue d'une pandémie grippale, la carence en soins (avec la consigne « restez chez vous et prenez du paracetamol »), la gestion par la peur, la pensée médicale unique (pas de salut en dehors de la vaccination), la carence en matière de promotion de la santé, et l'emprise de l'industrie pharmaceutique sur les politiques de santé sont donc les principales causes de la mortalité par Covid 19. 

Les citoyens ne sont plus protégés par l'Etat alors que ce dernier devrait inciter, dans un fonctionnement démocratique, à la promotion de la santé. Mais l'actuel fonctionnement étatique, qui n'a plus rien de démocratique, n'a plus pour objectif de mettre en place des mesures dans l'intérêt de la population, que ce soit sur un plan médical ou sur un plan économique. Comme le constate Pierre Rosanvallon, les élections ne sont qu'« un permis de gouverner », conduisant à une gouvernance qui se caractérise par une perte d'intégrité, « des décisions prises sans consultation, des ministres n'assumant pas leurs responsabilités, des dirigeants mentant impunément, un monde politique en vase clos sans rendre compte et une administration opaque ».

Quant à l'Europe, elle porte également une lourde responsabilité :

- un manque de transparence concernant les contrats avec les laboratoires ou encore les données des laboratoires avec des essais cliniques trop courts, qui excluent très souvent les patients souffrants de plusieurs pathologies, ce qui rend encore plus problématique l'évaluation des effets indésirables retardés

- échec de la politique européenne de libre-échange (une politique imposée aux européens depuis l'Acte Unique et Maastricht), l'Europe se trouvant en dépendance de l'Inde et de la Chine pour la production de matériel médical et de médicaments

- absence totale de coordination entre pays européens dès le début de la crise de la Covid 19

- échec de notre modèle économique avec la destruction des écosystèmes favorisant le développement des zoonoses

Au vu des résultats de cette gestion et de ses conséquences sanitaires, psychologiques, sociales et économiques (dette, inflation, augmentation de la pauvreté et des écarts de richesses, augmentation du nombre de milliardaires, niveau record des dividendes versés),  une reddition de comptes est donc nécessaire concernant la gestion de la crise de la Covid 19, tant à l'échelle française qu'européenne. Il serait logique, non pas de suspendre les soignants non vaccinés, mais de sanctionner les politiques qui nous ont menés dans une telle impasse. Les politiques étant incapables de reconnaitre leurs responsabilités, et pour occulter la responsabilité des gouvernements, ils tentent de trouver des boucs émissaires pour faire croire, de façon fallacieuse, à la responsabilité des non vaccinés, et qualifient de complotiste toute personne critiquant la gestion de la crise de la Covid 19, ou d'antivax toute personne qui mentionnerait des effets secondaires graves susceptibles d'être liés aux vaccins.

Alors que nous arrivons « au stade ultime de l'industrialisation du vivant », et du fait de la rupture de confiance entre les citoyens et les gouvernants, il devient urgent de mettre en place des institutions qui respectent les besoins des individus, un contrôle de la société civile sur l'action des gouvernements. Et pour éviter que le pouvoir politique instrumentalise l'expertise scientifique, un pôle scientifique pourrait être créé au sein du Conseil Economique, social et environnemental (CESE) pour faire office de contre pouvoir citoyen. Ce pôle aurait pour mission de vérifier l'obligation de mention des liens d'intérêt des experts, d'assurer le respect du débat contradictoire avec une représentation égalitaire des différentes approches scientifiques, de promouvoir la science citoyenne et de favoriser le dialogue entre la société civile, les associations de patients, les parlementaires et les scientifiques. La lutte contre toute forme de corruption et une totale transparence, en présence d'éventuels déontologues comme le propose le Pr Jacques Testart, sont indispensables pour un bon fonctionnement de la science. 

Il est nécessaire de redéfinir la finalité de la construction européenne, et de réformer non seulement les institutions européennes, mais aussi le statut juridique des agences telles que l'Agence européenne du médicament (une agence particulièrement sensible aux intérêts des industriels), leur mode de financement (en 2019, 86 % des recettes de l'Agence européenne du médicament provenaient de redevances payées par l'industrie phamaceutique), voire envisager un pôle public du médicament, garant d'une véritable politique industrielle au service de la santé de tous, à l'encontre de la situation actuelle où la Commission européenne apparait comme le cheval de Troie de l'industrie pharmaceutique (et aussi des grandes firmes semencières par sa volonté d'imposer les OGM). Il faut noter que cette problématique concerne d'autres agences. Ainsi, près de la moitié des experts de l'Agence européenne de sécurité des aliments ont des conflits d'intérêts

Cette instrumentalisation de la science par le politique marque un tournant crucial : « la science est malade ». Une science instrumentalisée par des institutions malades dans des sociétés malades. Selon le degré de servitude des peuples ou bien notre volonté de prendre en main notre destin, nous subirons l'évolution vers une déshumanisation de nos sociétés, une société de contrôle et l'illusion d'une démocratie avec une gouvernance mondiale (déploiement de la face sombre de l'archétype mercure),  ou bien nous entrerons dans la troisième mutation (déploiement de l'archétype mercure dans son aspect lumineux). 


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