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L'HEURE DU CHOIX


Le bilan de l'Union européenne est sombre. Celui de la France aussi. On nous promettait paix et prospérité. Nous avons la récession. Nous avons aussi des perspectives de guerre contre la Russie, sans véritable débat démocratique.

Trois solutions possibles

Première position : plus d'Europe. Pour certains, l'Union européenne ne marche pas parce qu'elle n'est pas allée assez loin. Dans la lignée de Maastricht et de Lisbonne, il faudrait une Europe plus centralisée. Plus de pouvoir pour la Commission européenne. La règle de l'unanimité disparaîtrait au profit de la majorité qualifiée, en particulier pour l'adhésion de nouveaux pays.
Mario Draghi, ex vice-président de Goldman Sachs, va plus loin : pour lui, l'Europe doit devenir un État. Les États-nations disparaîtraient. Cette Europe s'élargirait aussi d'ici 2030. Elle intégrerait les Balkans occidentaux (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Macédoine du Nord, Monténégro, Serbie), une région déjà sous influence saoudienne, turque, émiratie, chinoise et russe. Elle intégrerait aussi l'Ukraine, la Moldavie, la Turquie, et peut-être la Géorgie. Un appel de 50 personnalités réclame un référendum sur ce tournant fédéraliste. Selon eux, une fédéralisation complète d'une Union à 37 membres se prépare à l'insu des Français.
      
Deuxième position : sortir de l'Europe. Pour d'autres, l'Union européenne ne marche pas, il faut donc en sortir et retrouver une pleine souveraineté nationale. Cette position a le mérite d'être plus cohérente que la première.

Troisième position : repenser une autre Europe. Une troisième voie propose de repenser une Europe différente. Différents modes de coopération sont possibles, avec des modalités différentes de celles d'aujourd'hui. Cette voie avait déjà été envisagée en son temps dans le rapport Herman.

Retrouver un vrai choix

Il est temps de se libérer d'un choix imposé — celui des politiques menées depuis l'Acte Unique. Il est temps d'exprimer notre propre choix, par exemple celui d'un développement vertueux de nos sociétés. Cela suppose un débat qui n'a jamais eu lieu. Dans une véritable démocratie, deux choses devraient être possibles :

L'alternative proposée par ce site


Ce site défend une alternative. Elle repose sur quatre piliers :
On peut faire un parallèle entre l'évolution psychique d'un individu et les problématiques géopolitiques.

Changer, à l'échelle individuelle, c'est travailler sur soi. C'est travailler sur son esprit, ses valeurs, ses croyances. Jung a développé ce travail sous le nom d'individuation. Il passe par une confrontation à l'ombre. Cette même ombre se retrouve dans la façon dont l'Europe s'est construite dans l'opacité depuis 1984, depuis le rejet du projet Spinelli.
Construire une nouvelle Europe suppose de comprendre l'identité européenne. Cela suppose aussi de comprendre les différentes mutations dans l'histoire de l'Europe, à la lumière du processus d'individuation jungien. C'est à partir de cette compréhension qu'on peut envisager une nouvelle structure démocratique, cohérente avec ces données. On peut aussi envisager une nouvelle architecture de coopération intra-européenne. Ces points seront détaillés dans les différentes pages du site.

Changer, à l'échelle individuelle, c'est aussi s'impliquer dans la vie de la cité. C'est éviter que des systèmes ploutocratiques ou pathocratiques ne prennent le pouvoir. C'est inventer une nouvelle forme de démocratie, avec de réels contre-pouvoirs. C'est retrouver une souveraineté nationale, tout en organisant la coopération au sein d'une Communauté européenne. C'est mettre la finance au service de l'économie. C'est humaniser nos sociétés, et humaniser les relations internationales, pour ne plus bafouer le droit international.

Cela suppose, de la part de l'Europe — et des États-Unis —, une confrontation à son passé, à son ombre : ingérences, manipulations, prédation, guerres, système pathocratique. Cela suppose d'abandonner la volonté de puissance et de prédation. Cela suppose, enfin, d'accepter pleinement l'évolution vers un monde multipolaire.

Un programme exigeant

Ce programme peut paraître utopique. La tâche est immense et complexe. Elle touche les intérêts des États, les intérêts financiers, les volontés de puissance. Elle se heurte à l'évolution vers une société de contrôle, et à la déshumanisation de nos sociétés.
Ce programme a d'abord besoin d'un mouvement citoyen pour le porter — un mouvement en accord avec la grande transition vers la troisième mutation.

« Celui qui contrôle la peur des gens devient le maître de leurs âmes »  Machiavel

  « L'homme apaisé, sans haine ni peur, mérite d'être appelé sage »  Bouddha        

« L'homme est tenu de savoir. L'homme est responsable de son ignorance. L'ignorance est une faute ». Milan Kundera

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