QUEL BILAN POUR L'UNION EUROPÉENNE ?

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Sur le plan géopolitique

Sur le plan démocratique

Sur le plan économique

Avec une perte de ses valeurs morales (deux guerres sur le territoire européen depuis 1999, une explosion des dépenses militaires qui va alimenter l'inflation), un déficit démocratique patent, une militarisation de l'Allemagne (avec le projet d'acquisition de l'arme nucléaire), un pays qui s'engage, avec le Royaume-Uni, dans une confrontation directe avec la Russie, tandis que l'OTAN envisage une frappe préventive contre l'enclave de Kaliningrad, le projet européen ne fait plus sens. La guerre est devenue une motivation principale pour l'Union européenne. L'Europe s'étant construite dans l'opacité depuis 1984, on comprend mieux la gestion opaque de la crise de la Covid-19, une crise qui constitue le point d'orgue du délitement de l'Union européenne. L'Europe, telle qu'elle se construit, est contraire aux besoins et aux intérêts de la population. L'abstention, le vote protestataire et le désinvestissement du travail témoignent d'une sécession des gens ordinaires.

L'Union européenne n'est pas en capacité d'assurer le bien-être de ses peuples, ni d'assurer son indépendance. Au niveau géopolitique, elle reste inféodée aux États-Unis qui profitent de la guerre en Ukraine (cela affaiblit l'Europe, dope l'industrie américaine de l'armement et la vente de gaz de schiste à l'Europe après la destruction du gazoduc...). Au niveau énergétique, les sanctions prises en 2022 contre la Russie sont non seulement inefficaces (y compris pour le pétrole) mais de plus contre-productives pour les Européens.

L'Union européenne est devenue un véritable danger pour les peuples européens.

Une responsabilité politique, pas seulement une fatalité

L'Union européenne est en plein déclin, victime d'une destruction planifiée et sous la menace d'un effondrement, avec une montée en puissance d'un sentiment anti-occidental au niveau mondial, un Occident qui perd toute crédibilité. Ce qui pose la question de la responsabilité du personnel politique au pouvoir depuis les années 1980. L'incompétence ou les erreurs ne peuvent pas tout expliquer, puisque les mêmes politiques sont menées depuis l'Acte unique sans la moindre remise en question. Reste le choix entre corruption, ploutocratie et système pathocratique, avec une possible combinaison de ces différents facteurs, ce qui semble d'autant plus cohérent si l'on considère les analogies que l'on retrouve dans la gestion de la construction européenne depuis 1984 comme dans la crise de la Covid-19. Une telle dégradation des valeurs morales et de l'éthique est à mettre en lien avec la perte des besoins spirituels.

Si le bilan européen est catastrophique pour les peuples européens, c'est par contre une grande réussite du point de vue de la ploutocratie et du système pathocratique qui sont aux commandes, et veulent engager l'Union européenne dans une guerre contre la Russie à échéance de 2029. Faire croire que la Russie (censée être « l'axe du mal ») aurait la volonté d'envahir l'Europe (un modèle soi-disant vertueux alors qu'il est en pleine décomposition morale) semble être le seul argument pour tenter de justifier une fuite en avant dans un fédéralisme européen centralisateur et autoritaire et une militarisation de l'Europe. En réalité, comme le souligne le rapport du Sénat de 2011, l'Union européenne avait tout intérêt à développer des liens de coopération avec la Russie (des liens bien plus importants que ceux avec l'Ukraine).

À qui profite le système ?

Faute de s'organiser et d'élaborer un projet de société qui réponde aux enjeux et aux besoins des sociétés et des populations, la société civile européenne (et donc aussi chacun d'entre nous) laisse à des pouvoirs prédateurs, à une oligarchie, à une ploutocratie et à une pathocratie la liberté de façonner le futur selon des intérêts privés dans le cadre d'une globalisation économique à l'anglo-saxonne :

Pourquoi poursuivre la guerre en Ukraine ?

Derrière la volonté de nombreux gouvernements en Europe pour poursuivre la guerre en Ukraine depuis l'arrivée au pouvoir de Trump en 2025 (puis réclamer un cessez-le-feu et non une recherche de la paix en s'attaquant aux causes profondes de la guerre), on peut retrouver diverses motivations :

L'UE reste un vassal des États-Unis. Les États-Unis s'accrochent à une volonté de prédation et d'hégémonie, refusant l'évolution vers un monde multipolaire dont les BRICS ne représentent qu'une modalité hétéroclite (l'Inde est aussi membre de l'alliance militaire du QUAD avec les États-Unis, le Japon et l'Australie) en opposition à l'Occident, d'où l'utilisation de l'Ukraine pour affaiblir la Russie mais aussi l'Europe, et la guerre commerciale contre la Chine.

Au lieu de continuer à se positionner comme les vassaux des États-Unis, et de soutenir une politique qui a pour but de subventionner les États-Unis au détriment des intérêts de la population européenne, l'Europe a tout intérêt à s'émanciper, à se libérer d'une pathocratie, et à accompagner la transition vers la troisième mutation.


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